En 1996 (ça date !), j’ai voulu prendre un compagnon à 4 pattes. C’est ainsi que Gribouille est arrivée chez moi.
Il était si petit (il n’avait même pas 6 semaines) qu’il tenait dans ma main. Je me souviens encore, malgré son jeune âge, il était déjà propre. Je lui avais installé une litière, mais le rebord était trop haut pour qu’il puisse y grimper. J’ai dû lui faire une « marche » pour qu’il puisse aller faire ses besoins.
Petit matou tigré, avec des oreilles immenses par rapport à sa petite tête, il a su très vite conquérir mon cœur. C’était MON chat. Un caractère d’or, il adorait aussi faire des bêtises, passer des heures sur mes genoux à ronronner et à me faire des câlins.
Peu farouche, il allait vers les gens, les accueillait même à leur arrivée, parfois avant moi.
Je me souviens d’une anecdote, Gribouille était encore tout petit, il avait un peu moins de six mois. Quand je quittais l’appartement, pour éviter qu’il ne fasse trop de bêtises en mon absence, je fermais les portes des pièces, je lui laissais uniquement l’accès au couloir et à la cuisine, où il avait son petit coin à lui. Je suis partie chercher mon ami à l’aéroport, il revenait de déplacement. Quand nous sommes rentrés, environ une heure après, en ouvrant la porte d’entrée, j’ai vu mon Gribouille assis sagement au beau milieu du salon, la porte grande ouverte. Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’étais pourtant sûre d’avoir bien fermé la porte… En rentrant dans l’appartement, je me suis rendue compte qu’en fait, nous avions été cambriolés ! J’imagine bien mon matou, très sage, accueillant le cambrioleur avec des ronrons et des câlins !
Gribouille avait deux ans quand nous avons déménagé, l’été 1998. D’un appartement, nous avons emménagé dans une grande maison, avec un jardin. Un peu peureux au début, il a très vite adoré son nouveau cadre de vie. Le jardin était son lieu de prédilection. En été, il passait des heures à se dorer au soleil, couché de tout son long dans mon parterre de fleurs (hum hum !).
Avec une maison et un grand jardin, je me suis dit, nous avons de la place pour accueillir un compagnon pour Gribouille. C’est ainsi que Diabolo est arrivé chez nous en 2000.
Joli matou noir et blanc, avec un seul défaut : la nourriture. Si je ne le freinais pas, il mangeait à lui tout seul la part des deux chats. Par contre, côté caractère, il était beaucoup plus indépendant que Gribouille, aussi je n’ai pas eu le même rapport affectif avec lui, même si je l’adorais.
En 2005, je me suis séparée de mon compagnon. En partant, j’ai emmené Gribouille avec moi, et il a gardé Diabolo. Comme je le disais, j’étais beaucoup plus attachée à ce matou-là, et vice-versa, et Diabolo aurait été malheureux en appartement.
Quelques semaines après mon installation avec Gribouille dans mon nouvel appartement, il a changé de comportement. De très câlin, il est devenu distant. Il avait toujours l’air fatigué, il dormait beaucoup plus qu’auparavant. De plus, il s’est mis à perdre énormément de poils. J’ai d’abord mis ça sur le compte du changement (les chats n’aiment pas qu’on modifie leurs habitudes), du déménagement et du nouveau logement. Puis, je me suis dit, c’est le changement de saison, c’est normal, il va avoir son pelage d’hiver.
En fait, je crois que je n’avais pas envie de voir la vérité. Mon Gribouille était malade, très malade. Je me suis enfin décidée à l’emmener chez le vétérinaire, après une visite de mes sœurs. Elles l’ont trouvé très amaigri, et pas du tout comme il était d’ordinaire. Il est vrai que depuis 2-3 jours, il refusait pratiquement de s’alimenter. Après le départ de mes sœurs, j’ai téléphoné au vétérinaire (un samedi fin d’après-midi, je doutais d’avoir une réponse !). J’ai tout de même réussi à l’avoir, je lui ai expliqué les symptômes de mon chat. Il m’a répondu « Venez tout de suite, je vous attends ».
J’ai attrapé mon chat pour le mettre dans la caisse de transport, avec beaucoup de mal, comme s’il sentait que j’allais l’emmener chez le vétérinaire. Arrivé là-bas, le véto a tout de suite examiné Gribouille. J’ai vu à son expression que quelque chose ne tournait pas rond. D’après son diagnostic, mon matou avait soit une bonne infection pulmonaire (dangereuse pour l’animal, mais pouvant toutefois être combattue à l’aide d’antibiotiques), soit une PIF (péritonite infectieuse féline) : c’est une maladie difficilement détectable au début. Les symptômes de la PIF sont nombreux et parfois trompeurs : elle se caractérise par une diminution graduelle de l’appétit et de la vivacité, une perte de poids qui peut durer plusieurs semaines. Rien de très spectaculaire donc, d’où la difficulté du diagnostic.
Le vétérinaire m’a proposé de garder Gribouille, de lui faire de suite une piqûre d’antibiotiques, pour voir s’il y aurait changement, et de me rappeler ensuite pour me tenir au courant. J’ai accepté, avec beaucoup de mal, je voyais bien que mon matou n’avait qu’une envie, c’était de rentrer avec moi.
Je suis donc rentrée chez moi, seule, et très inquiète pour mon chat.
Le lendemain, donc dimanche matin, le vétérinaire m’a rappelé comme promis. La piqûre n’avait eu aucun effet.
Il m’en avait déjà parlé la veille, et m’a donc demandé mon accord pour faire une ponction, sous anesthésie légère, à mon matou, pour déterminer si c’était la PIF ou non. J’ai dit oui avec beaucoup de difficultés, ayant peur de la vérité.
J’ai rappelé début d’après-midi pour avoir les résultats : c’était bien une PIF. Mon matou était condamné.
Avec tact, le vétérinaire m’a proposé d’abréger les souffrances de mon matou, celui-ci n’ayant de toute façon plus beaucoup de temps à vivre. La mort dans l’âme, j’ai accepté. Même si ça me brisait le cœur, je ne voulais pas laisser Gribouille souffrir pour rien, sa maladie étant de toute façon incurable. J’ai demandé au véto d’attendre, je voulais être présente, et tenir mon chat dans mes bras, pour ses derniers instants. C’est horrible de devoir prendre cette décision, mais j’ai pensé à mon matou avant tout, même si j’aurai voulu être à mille lieux de là ; mais j’ai pris la bonne décision, pour mon chat, pour mon Gribouille.
J'ai accompagné mon bébé jusqu'au bout, j'étais là pour lui, pour lui dire combien je l'aimais, et que je ne l'oublierai jamais, qu'il était à tout jamais dans mon coeur, et dans mes pensées.
Aujourd’hui, je sais qu’il est heureux, il ne souffre plus, il a rejoint le Paradis des chats.
Reproduction interdite sans autorisation de l’auteur
Mise en ligne : 03 décembre 2007
1. 26/01/2012
mon gribouille est mort d'un cancer du foi a l'age de 16ans. un vieux pépé adorable. il est mort lundi 23. on a abrégé ses souffrances.
2. 06/01/2012
Tu m'as fait pleurer ..moiaussi j'ai mon chat qui s'appelle gribouille c'est une femelle ! Elle est merveilleuse! Je n'ose plus imaginer ma vie sans elle a mes côtés. Pour ton chat, tu as été très courageuse . Une belle preuve d'amour que tu as eu.
3. 03/08/2011
Bonjour,
j'ai lu cette histoire, je suis très touché, j'adore les chats.
Au revoir.
4. 05/02/2011
mon chat s'appelait gribouille mais il sait fais empoisoner
5. 21/01/2011
Je suis émue par l'histoire de Gribouille, il a été tout de même très heureux... Au début que GiGi s'est intallée à la maison, je l'avais appelée Gribouille, pour finir en Gigi
|
GENERALITES
|
PLAN DU SITE
|
INTERACTIF |
LIENS Référencement :
|